Qu'est-ce que l'AJI ?
L'AJI (anciennement appelée ACJ) est
une maladie très douloureuse et souvent invalidante : les gestes les plus
simples de la vie quotidienne deviennent vite très difficiles, voire impossibles.
Elle peut apparaître à un âge très précoce et touche surtout les filles. Les
causes de l'AJI restent encore inconnues. Cette maladie survient brutalement.
Arthrite signifie inflammation d'une articulation, le terme chronique implique
une durée prolongée et juvénile indique que la maladie débute avant l'âge de 16
ans,c'est une maladie trés fréquente en Algerie.
Il en existe trois formes principales :
La forme systémique
Elle concerne 20% des cas. Elle
apparaît souvent chez les jeunes enfants. Elle se caractérise au début par une
fièvre très élevée, une éruption, parfois une péricardite. Sa gravité est liée
à l'importance de l'atteinte articulaire, qui peut être invalidante dans
certains cas.
La forme polyarticulaire
Elle s'observe dans 30% des cas, chez
les enfants plus âgés, souvent des filles. Elle atteint de nombreuses
articulations.
La forme oligoarticulaire
Elle touche peu d'articulations. Elle
concerne 50% des cas. Elle survient souvent chez les petites filles. Le risque
d'atteinte oculaire est important.
Les autres formes avoisinantes sont:
les lupus érythémateux disséminés, les spondylartropathies et le rhumatisme
articulaire aigu.
Quels sont les traitements ?
Il n'existe aucun traitement curatif,
c'est à dire supprimant radicalement la maladie.
Les médicaments sont nombreux, ce sont
surtout l'aspirine, les anti-inflammatoires et les corticoïdes, mais leurs
effets sont souvent incomplets. Certains traitements comportent des risques
qu'il convient d'apprécier en fonction de leurs avantages.
La rééducation articulaire est parfois
indispensable, ainsi que la pose d'attelles ou d'appareillages.
Parfois des infiltrations locales, en
général des corticoïdes.
La chirurgie : des opérations
sont parfois nécessaires.
La recherche
C'est un domaine difficile, surtout
lorsqu'il s'agit de maladies de l'enfant, car il comporte de nombreuses
facettes.
La recherche, tout d'abord, de
traitements mieux adaptés et mieux tolérés, est indispensable. Elle s'oriente
ensuite vers la mise en évidence des causes, des mécanismes et des conséquences
de la maladie. Beaucoup de progrès ont déjà été faits, mais il s'agit d'une
recherche difficile et qui demande beaucoup de moyens.